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Périgord, terre d'écrivains

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Depuis presque mille ans déjà, il y a en Périgord des femmes et des hommes pour écrire de la poésie et de la prose dans la langue historique du pays, l’occitan.

Apprendre l’occitan

 

Les premiers d’entre eux furent les troubadours qui firent dans ce pays, de chênes et de châtaigniers, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, l’éducation sentimentale de l’Europe et du monde en inventant l’Amor et l’idéal féminin sous la forme d’une poésie nouvelle. Puis, vinrent les écrivains du XVIème siècle qui s’exprimèrent en français mais pour lesquels l’occitan n’était pas une chose éloignée ou étrangère. Ainsi Montaigne n’hésita pas à écrire : « Si le français n'y va pas, que le gascon y aille ! ».


Eugène le Roy lui aussi, trois cents ans plus tard, utilisa souvent dans ses romans la parole occitane pour donner plus de vérité et de réalisme à son propos. C’était le temps de la reconquête menée par des félibres périgord-limousins passionnés par la défense de leur langue. Preuve en est que la première écriture dite normalisée fut proposée en 1876 par des hommes comme le majoral limousin J. Roux, qui surent s’inspirer de l’orthographe première des troubadours.
Ceux qui suivront au XXème siècle vont écrire encore plus. Dans l’après-guerre et la création de l’IEO, le Périgord va vivre une incroyable renaissance littéraire occitane. Les militants comprirent qu’ils fallait aller de l’avant ensemble en laissant de côté la question de la norme orthographique pour se livrer entièrement à l’écriture en occitan, par militantisme bien sûr mais aussi par choix artistique. En citer un c’est peut-être faire de l’ombre aux autres, mais il faut quand même rendre hommage à certains d’entre eux. Les premiers, Monestier, Fournier, Boissel, Lesfargues, Roux, puis Chadeuil et Ganiayre ont créé ce qui peut s’appeler aujourd’hui l’école littéraire occitane périgourdine. Puis d’autres les ont suivis comme Adeline Yzac, Brigitte Miramont ou Jean-Pierre Reydi qui ont trouvé dans notre langue un espace de liberté, une « tauvère » virtuelle pour y semer leur imaginaire créatif qui ne pourrait peut-être pas s’exprimer de la même façon en français, formaté par l’autocensure plus ou moins consciente due à l’emploi de la langue officielle.


Mais qui dit écrivains dit également lecteurs. Et c’est peut-être là que le Périgord montre aussi son originalité. Ici il existe un vrai public amateur de littérature occitane. Depuis longtemps, les associations, les institutions, les médias et même les librairies ont habitué les périgourdins à lire l’occitan dans sa forme normalisée. Qui écrit romans, poésie, ou documents en langue d’oc sera certain d’être lu.
En ce début de XXIème siècle, le Périgord porte avec sa littérature occitane non seulement un avenir pour la langue d’oc mais également un espace d’expression pour nos écrivains et surtout un plaisir de lire pour les lecteurs d’aujourd’hui et de demain.
 

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