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Le profil climat et énergie du département

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Plusieurs sources ont permis d’établir le profil climat-énergie du département de la Dordogne, et notamment :
-      l’inventaire territorial réalisé par l’Observatoire Régional Energie Changement Climatique Air (ORECCA) sur la région Aquitaine pour l’année 2010,
-      l’étude “sur les consommations énergétiques et le potentiel de production d’énergie renouvelable pour le département de la Dordogne”.

La Dordogne au regard des émissions de GES

Selon la définition rappelée par l’ORECCA :
”L’inventaire territorial utilise une approche dite « source ». Les émissions sont comptabilisées sur le lieu même où elles sont rejetées, quelle que soit leur origine (combustion d’un moteur, usine de production d’énergie, …).
Ce type d’approche suit une nomenclature assez stricte, et est notamment employé dans le cadre du Protocole de Kyoto et des Schémas Régionaux du Climat, de l’Air et de l’Energie (SRCAE).”

Les deux plus forts secteurs d’émission sont le transport routier (déplacements, marchandises) et l’agriculture, suivis du secteur résidentiel (habitat) et de l’industrie.

Visite du méthaniseur du Lycée agricole de Coulounieix-Chamiers le 28 février 2013


Ces quatre secteurs, sont les quatre leviers essentiels à la réduction des GES en Dordogne.

Le tableau de synthèse ci-dessous présente les résultats pour la Dordogne :

 

(*) dont chauffage urbain, déchets, chimie, papier-carton, minéraux et production d'électricité

 

Les deux plus forts secteurs d’émission sont le transport routier (déplacements, marchandises) et l’agriculture, suivis du secteur résidentiel (habitat) et de l’industrie.

Ces quatre secteurs, sont les quatre leviers essentiels à la réduction des GES en Dordogne.

 

 

D’un point de vue régional la Dordogne représente 16% des émissions totales.

 

Bilan des émissions de gaz à effet de serre

Il est aussi important de prendre connaissance des résultats du Bilan des émissions de gaz à effet de serre. Cette méthode a été élaborée par l’ADEME, c'est un outil servant à évaluer les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’origine anthropique sur un périmètre défini. Elle prend en compte uniquement les émissions directes (scope 1) et les émissions indirectes associées à l’énergie (scope 2).

Les émissions de l’ensemble des activités considérées dans le cadre du Bilan GES du Conseil Général de la Dordogne s’élèvent à : 16 185 tonnes équivalent CO2 (tCO2e) pour l’année 2012.

 

Détails par domaine :

- Déplacements : 10 058 tCO2e soit 62%
Le transport départemental est responsable de la majorité des émissions de GES du poste déplacement avec 69% des émissions pour seulement 18% des kilomètres parcourus.
Les déplacements professionnels représentent 79% des distances parcourues pour 29% des émissions de GES. La flotte de véhicule est composée de 429 véhicules, consommant 968 570 l de carburants, pour 2 239 agents, soit une voiture pour environ 5 agents et 440 l / agent.

- Energie bâtiments : 5 531 tCO2e soit 34%
Les consommations totales sont de 34 356 149 kWh (Energie Finale), pour une surface de 332 545 m². La consommation au m² est donc de 103 kWh/m² (Energie Finale) et 158 kWh/m² (Energie Primaire).

- Energie process : 519 tCO2e soit 3%
Avec 150 000 litres de carburants consommés par les engins en 2012, ce poste est faiblement impactant pour le bilan des émissions de GES de la collectivité.

- Climatisation : 78 tCO2e soit 0.5%

Total : 16 185 tCO2e

 

Ce chiffre global sera un élément déterminant de comparaison lors des prochains bilans d’émission de gaz à effet de serre, à réaliser de façon  réglementaire tous les trois ans.

La Dordogne au regard de son bilan énergétique

La répartition de la consommation dans les différents secteurs laisse apparaître le poids prépondérant de l'habitat, du transport et de l’industrie dans le bilan global.

 

Les consommations du transport étant importantes sur le territoire, c'est sans surprise que les produits pétroliers (essence, gazole, fioul) occupent la première place dans la répartition de la  consommation par type d'énergie. L'électricité arrive en deuxième position avec environ 1/5 des consommations à parts égales avec les gaz naturel et propane.

 

La consommation du département s’élève à 12 TWh/an, ramenée au nombre d’habitants, cette consommation représente 29,50 MWh/an par habitant. Cette valeur est proche de la moyenne  nationale. Elle est supérieure à la moyenne régionale, ce qui s’explique principalement par l’habitat  dispersé et l’économie du département plus orientée vers l’agriculture et l’industrie que vers le secteur tertiaire.

 

La vulnérabilité du territoire

La vulnérabilité climatique se définit comme la mesure du niveau de perturbation d’un système face aux effets néfastes du changement climatique. Elle permet de mieux appréhender les risques sur le territoire, d’identifier les points faibles et les points forts du département mais aussi de prévoir les coûts (financiers, humains, matériels) des aléas climatiques afin de mieux s’y préparer et d’en limiter les impacts négatifs.
A court terme, la vulnérabilité du territoire est, plutôt moyenne. Cela s’explique le plus souvent par de faibles variations dans les conditions météorologiques sur le territoire. Les impacts identifiés dans l’étude ne devraient survenir que dans de faibles mesures.
A moyen terme certains secteurs apparaissent particulièrement vulnérables : l’eau, l’agriculture, la sylviculture et la santé.

 

L’eau devra faire l’objet d’une surveillance particulière principalement en période estivale durant laquelle les pressions sur la ressource sont les plus fortes. Avec la baisse générale des pluies, le niveau des nappes et des cours d’eau devrait diminuer avec cependant des conséquences limitées pour l’approvisionnement en eau potable. Le département dispose d’importantes quantités d’eau dans les nappes souterraines mais il est extrêmement important d’éviter leur surexploitation.

 

Les besoins en eau pour l’agriculture sont particulièrement importants et ils devraient encore augmenter avec les baisses de précipitations attendues et l’augmentation des épisodes de sécheresse. Ce secteur climato dépendant devra rapidement mettre en place des mesures d’adaptation sous peine de subir de plein fouet les effets du changement climatique.
Les forêts du territoire devraient faire face à deux phénomènes distincts : d’un côté l’augmentation du risque incendie avec la hausse de la combustibilité et de l’inflammabilité des bois, et de l’autre un dépérissement des massifs, en premier lieu les taillis de châtaigniers.

 

Enfin le domaine de la santé devrait également être lourdement impacté par l’augmentation des températures et des épisodes de canicules. Une surmortalité estivale est à prévoir notamment en ville. L’INSEE prévoit qu’en 2040 14% de la population totale du département devrait être âgée de 80 ans ou plus. L’adaptation au changement climatique représente donc un véritable enjeu de santé publique.

 

 

  • Visite du méthaniseur du Lycée agricole de Coulounieix-Chamiers le 28 février 2013
  • Emission de GES en Dordogne par secteur
  • Consommation totale par combustible
  • Emission direct de GES par secteur et par département
  • Tableau de synthèse - Bilan GES
  • Consommation totale par domaine

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