Conseil départemental de la Dordogne

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L'Initiative Emploi pour les Jeunes (IEJ) : sa mise en oeuvre au sein du Conseil départemental

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Une initiative européenne pour les jeunes les plus en difficulté.
Le programme IEJ est une initiative européenne qui vise à offrir un parcours d’insertion professionnelle et sociale aux jeunes européens les plus en difficulté. Il concourt à la mise en œuvre de la Garantie Européenne pour la Jeunesse, conformément à la recommandation du Conseil de l’Union Européenne du 22 avril 2013.
L’objectif est de proposer à ces jeunes une solution d’emploi, de stage, de formation ou d’apprentissage grâce à un repérage précoce, un accompagnement personnalisé et la multiplication des opportunités professionnelles.

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l'IEJ contexte nationale

L’IEJ cible tous les jeunes âgés de moins de 26 ans sans emploi et ne suivant ni études ni formation (les NEET), résidant dans les 16 régions éligibles du fait de leur plus fort taux de chômage des jeunes, et qui sont inactifs ou chômeurs (y compris les chômeurs de longue durée), qu’ils soient inscrits ou non en tant que demandeurs d’emploi. Il concerne donc autant les jeunes chômeurs indemnisés, qui peuvent être diplômés, que les jeunes « décrocheurs » qui ne fréquentent pas le service public de l’emploi.

La mise en œuvre de l’IEJ en France est partagée entre l’Etat et les conseils régionaux (Conseils régionaux : 98.1M€ ; PO national IEJ : 212.1 M€).

La mobilisation des crédits IEJ, en appui des initiatives nationales, permettra la mise en œuvre d’une action rapide et conséquente en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes NEET. Les partenariats avec les acteurs associatifs et privés, les collectivités, le service public de l’emploi doivent être lancés dès maintenant pour apporter une réponse rapide aux difficultés économiques et sociales auxquelles se trouve confrontée une partie des jeunes de notre pays. L’IEJ vise à plus long terme, à renforcer notre compétitivité, qui suppose de pouvoir s’appuyer sur des jeunes formés et qualifiés dans des secteurs porteurs de croissance et d’emploi.
 

l'IEJ contexte départemental

Ainsi, le Département de la Dordogne a répondu à l’appel à projet lancé par le service FSE de la DIRECCTE Aquitaine en date du 19 novembre 2014.

En effet, dans un contexte de crise et afin de mettre un frein à la hausse des situations de pauvreté et d'exclusion, le Gouvernement a adopté en janvier 2013 un plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale.

L'ensemble de ces travaux s'inscrivent dans le cadre d'intervention des politiques menées par le Département de la Dordogne en faveur de l'inclusion sociale et professionnelle et de lutte  contre la pauvreté en particulier en direction des jeunes. Le Département de la Dordogne s'est ainsi vivement mobilisé dans le dispositif des emplois d'avenir créé par la loi n° 2012-1189 du 26 octobre 2012.

En effet, 1 000 jeunes sont actuellement inscrits dans ce dispositif. En outre, la Dordogne expérimente la « garantie jeune » depuis le 1er janvier 2015. Ce dispositif offre un parcours d'accompagnement vers l'emploi de jeunes en situation d'exclusion. Il s'adresse à des jeunes motivés, volontaires, prêts à s'inscrire dans un parcours intensif, dense et dynamique, et devrait concerner 450 jeunes. Or, les jeunes non scolarisés, sans emploi ni formation, ne pourront pas tous bénéficier de l'un ou l'autre de ces dispositifs. En effet, une frange marginalisée, rencontre des freins à l'insertion sociale et/ou professionnelle tels qu'elle ne sera pas en phase d'accrocher immédiatement les leviers existants. En outre, certains jeunes ne sont pas connus du service public de l'emploi. Aussi apparait-il nécessaire de repérer ce public, puis, au vu d'un bilan individualisé de ses compétences et difficultés, de l'accompagner vers les dispositifs de droit commun.

 

Divers acteurs contribuent au repérage des jeunes les plus en difficulté : les travailleurs sociaux déployés sur le territoire départemental, les équipes de prévention spécialisée, les centres sociaux, services de l'éducation nationale ou de la protection judiciaire de la jeunesse notamment. Ces acteurs coopèrent au sein de un ou plusieurs réseaux, plus ou moins formalisés, sur le territoire départemental, en vue de définir un plan d'actions offrant des perspectives d'accroche et d'accompagnement de ces jeunes vers l'insertion socio-professionnelle, a minima vers les dispositifs de droit commun.
 

L'opération IEJ mise en oeuvre par le Conseil départemental

Le Conseil départemental de la  Dordogne propose une opération qui se décompose en deux actions.
D’une part, il s’agira d’assurer une coordination des acteurs du territoire et de mettre en œuvre une organisation collégiale et partenariale pour le suivi des jeunes NEETS en Dordogne. Cette démarche va permettre de formaliser des pratiques de travail communes autour d’un réseau d’acteurs amenés à côtoyer des jeunes NEET, de créer une plateforme centralisant les données relatives à ces décrocheurs portant sur leur situation au regard de leur intégration socio-professionnelle dans l’optique d’optimiser leur orientation vers un parcours d’accompagnement adapté.
D’autre part, il s’agira de mettre en œuvre des missions de repérage et un accompagnement renforcé (actions de remobilisation) afin de faciliter l’entrée des jeunes NEET dans les dispositifs de droit commun.
 

* Coordination des acteurs et mise en œuvre d'une plateforme jeunes :
Un certain nombre d'acteurs locaux sont amenés à repérer des jeunes sans emploi, sans qualification, déscolarisés, en situation de grande précarité : clubs de prévention spécialisée, éducation nationale, services sociaux départementaux, centre sociaux, centres communaux d'action sociale, centres d'hébergement d'urgence, services de la protection judiciaire de la jeunesse, Pôle Adolescents notamment. Divers réseaux, plus ou moins formalisés, sont déployés sur le territoire départemental, en vue de définir un plan d'actions offrant des perspectives d'accroche et d'accompagnement de ces jeunes vers l'insertion socio-professionnelle, a minima vers les dispositifs de droit commun.
Unir ces partenaires en un réseau unique est une des ambitions fortes de notre Département.

 

Il est bien entendu que ces instances sont multi partenariales, qu'elles sont complémentaires des instances mises en œuvre par les missions locales dans le cadre de la garantie jeunes. Les publics ciblés dans le cadre de ces instances de repérage et de suivi sont bien les jeunes
NEET non éligibles à la garantie jeune ou exclus de ces dispositifs de droit commun.

 

Pilotée par la Directeur de la Solidarité et de la Prévention, elle se compose d'un représentant des partenaires institutionnels suivant : services sociaux départementaux (responsable d'unité territoriale), union départementale des centres communaux d'action sociale, éducation nationale (inspecteur), clubs de prévention spécialisée, Protection Judiciaire de la Jeunesse, fédération des centres sociaux, missions locales, Direction Départementale de la Cohésion des Services de Protection des Personnes.

* Repérer et accompagner les jeunes NEET en situation de grande précarité vers l'insertion socio-professionnelle
Il s'agit de conforter et développer, sur les territoires où sont susceptibles de se manifester des risques d'inadaptation sociale, des actions visant à prévenir la marginalisation et à faciliter l'insertion ou la promotion sociale des jeunes filles ou garçons NEET, en mobilisant les énergies autour de deux axes :

 

- Le premier se traduit par un repérage précoce des jeunes en difficulté ou en rupture avec leur milieu, par le biais d'un travail de rue, de veille sociale réalisé par les éducateurs de prévention spécialisée dans des zones dites sensibles, identifiées comme fragiles, classées zones de revitalisation rurale ou relevant de la politique de la ville.
Ainsi, pour ce public repéré, confronté à des freins à l'insertion sociale et/ou professionnelle tels qu'il ne sera pas en phase d'accrocher immédiatement les leviers existants pour l'accès aux dispositifs de droit commun (scolarité, formation, garantie jeunes, suivi service public de l'emploi), des actions de remobilisation utilisant des outils tels que les chantiers éducatifs constituent un vrai tremplin vers l'insertion socio-professionnelle ou à minima les dispositifs de droit commun.

 

- Le second se concrétise donc par un accompagnement individualisé de ces jeunes dont le profil est caractérisé par une absence de projet de vie, de scolarité ou professionnel (décrocheurs, situation de handicap, comportement inadapté à la socialisation), qui pourra articuler, en fonction des besoins du public, accompagnement individuel et collectif, accroche sur des chantiers éducatifs, travail de remobilisation, sur l'image de soi, la santé Il s'agit, pour le professionnel d'instaurer une relation de confiance en vue de renouer le lien social, ce qui se traduira pour ces jeunes, par l'apprentissage ou le réapprentissage de la vie en société, du rapport à l'autorité, se situer dans le temps, adopter un rythme et une hygiène de vie sains, acquérir une autonomie, découvrir ses potentiels, etc. Cette action poursuit donc un double objectif, à savoir mettre en œuvre des missions de repérage d'une part, d'accompagnement renforcé (actions de remobilisation) d'autre part, afin de favoriser l'entrée des jeunes NEET dans les dispositifs de droit commun.

 

Ainsi, pour ce public repéré, confronté à des freins à l'insertion sociale et/ou professionnelle tels qu'il ne sera pas en phase d'accrocher immédiatement les leviers existants pour l'accès aux dispositifs de droit commun (garantie jeunes, suivi service public de l'emploi), des actions de remobilisation utilisant des outils tels que les chantiers éducatifs constituent un vrai tremplin vers l'insertion socio-professionnelle ou à minima les dispositifs de droit commun.
En effet, les chantiers éducatifs utilisent le travail comme support éducatif. Ils s'adressent à des jeunes filles ou garçons, de moins de 25 ans. L'insertion professionnelle durable est bien sûr recherchée, mais elle n'est pas envisageable directement pour certains NEET.

Il s'agira d'abord de favoriser et de consolider la relation "éducateur / jeune" à titre individuel, mais également de cultiver le lien social au sein d'un groupe. Ainsi, pour ces jeunes, il va s'agir : d'adapter son comportement (se sécuriser, canaliser son énergie en expérience positive), adopter un rythme et une hygiène de vie sains, de gagner de l'argent en travaillant, de renvoyer une image positive de soi, de se situer dans le temps, se rendre utile, prendre des responsabilités, d'acquérir une autonomie, découvrir ses capacités, apprendre le rapport à l'autorité, de bien comprendre les messages.

Encore, il va s'agir d'apprendre à vivre en société (savoir produire ensemble, s'organiser autour d'un projet commun avec une distribution des rôles et des tâches, s'exprimer, savoir se faire comprendre ...), de faire ses premiers pas dans la vie professionnelle (apprendre une technique, acquérir une régularité dans le travail), faire une relation entre le travail et l'argent notamment.


 

L'IEJ au CD24 en quelques chiffres

L'action se déroule du 8 janvier 2015 au 31 décembre 2017.

L'action a été programmée pour un montant total de 1 187 316,00 € dont :

546 165,36 € d'IEJ

546 165,36 € de FSE

94 985,26 € du CD24.

 

Ainsi, l'Europe apporte un cofinancement à hauteur de 92 % du budget total.

 

 

 


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